2014-11-13T13:57:22+01:00

Marque-page (4)

Publié par Effie

Bonjour ! On se retrouve ce jeudi (après une longue absence je l'avoue... la ponctualité, ce n’est pas trop mon truc) enfin bref, pour un nouvel article !

Cette photo pour vous rappeler que l'automne est arrivé, fini la piscine et le soleil, on sort les habits chauds et on garde le sourire malgré la pluie car de nouveaux articles vont arriver très bientôt (et aussi peut-être un petit concours héhé)

Passons, donc le premier extrait sera du livre « L’alphabet des anges » de Xochilt Borel (très peu connu et un nom difficilement prononçable) mais qui est vraiment un superbe livre ! Peut-être qu’il y aura un article dessus, en attendant, je vous conseille de le lire.

« Les cheveux bouclés d'Aneth en plein dans mon paysage, la vue écrasée par son odeur, j'étais émue à en mourir, émerveillée par sa force vive qui, je le sentis à cet instant comme jamais, résisterait à tout épreuve. Elle avait beau être bâtarde, borgne, trop intelligence ou en salopette, elle pouvait devenir aveugle ou poisson-lune, Aneth résisterait, et avec elle, sa liberté ; il y avait sous sa chevelure feuillue et insoumise tant de poésie désarmante, prête à s'engager et à supporter, prête surtout à aimer. »

Le livre, bien que plutôt court, est rempli de poésie et d’émotions. J’ai sélectionné un extrait qui m’a fait sourire.

« Ce soir-là, sur la petite table du restaurant à l’angle de notre rue, à jouer des coudes pour croquer le mieux possible à pleines dents, je nous sentis tellement forts, à nous trois, même la mort me paraissait ridicule contre ce rempart d’amour que nous formions. Emile parla beaucoup, comme jamais, tandis qu’Aneth riait de son reflet dans la vitre illuminée par l’ampoule nue, s’amusant à tirer la langue et à danser, frétillante comme un saumon.

-Maman, regarde comme je suis belle !

Elle tournait et jouait des mains, à la manière d’une vague, dans une sorte de flamenco inimitable. […]

-Tu sais à quoi je ressemble ?

Elle s’était arrêtée net.

-A l’alphabet, mais sans l’orthographe. Juste le mouvement des lettres. »

p.102

Le deuxième extrait est assez spécial car il ne vient pas d’un roman mais d’une bande dessinée que j’aime bien : « Donjon ». Peut-être le nom vous dit quelque chose, cette série ne plaît pas à tout le monde, c’est vrai, c’est un style particulier (personnellement, je trouve vraiment drôle mais je n’ai pas le même humour que tout le monde :’)). Bref, pour clore le dernier album, il y a une petite touche de philosophie (oui, c’est possible)

« -Ils veulent vivre toujours. Lorsqu’ils s’aperçoivent que ça n’est pas possible, ils essaient que leur renommée leur survive. Comme si rester au centre des conversations après leur mort les faisait exister plus que les autres. Et finalement, ils se rendent compte bien avant leur mort qu’on va les oublier. On les regardait comme des espoirs, puis comme des sages, et à la fin on ne les regarde plus. […] Les héros ont perdu par K.-O. leur combat contre le temps. Les actes de bravoure n’ont de sens qu’au moment où on les accomplit et dans la mémoire de leurs acteurs. Dans le temps, rien ne s’inscrit durablement. »

‘’La fin du Donjon‘’, tome 111

 

Et comme on est dans les nouveautés, le dernier extrait sera d'une musique, une chanson de Grand Corps Malade. J'affectionne particulierement ce chanteur, j'adore vraiment comme ses chansons et sa voix donc je pense mettre pas mal d'extraits de lui en espèrant que vous aimerez aussi.

« J'crois qu'on a tous une bonne étoile sauf que des fois elle est bien planquée

Certaines même plus que d'autres, il faut aller les débusquer

Parfois ça prend du temps quand tu fais trois fois l'tour du ciel

Mais si tu cherches c'est qu'tu avances, à mon avis c'est l'essentiel

J'fais partie d'ceux qui pensent qu'y'a pas d'barrières infranchissables

Il faut y croire un peu, y'a bien des fleurs qui poussent dans l'sable

Et c'est quand tu t'bats qu'y'a d'belles victoires que tu peux arracher

Comme se relever avec une moëlle épinière en papier maché

J'n'apprend rien à personne, tu es vivant tu sais c'que c'est

Vivre c'est accepter la douleur, les échecs et les décès

Mais c'est aussi plein d'bonheur, on va l'trouver en insistant

Et pour ça faut du coeur, et un mental de résistant.»

Mental, Grand Corps Malade

 

 

Article d'Effie

Voir les commentaires

commentaires

Madame_Love 16/11/2014 23:43

On sent que tu mets vraiment ton coeur dans ces citations^^
L'alphabet des anges ne me fait pas envie (je n'aime pas le côté poétique de l'écriture), néanmoins, je ne connais pas du tout et j'aimerai bien avoir ton avis dessus.

Dune et Effie 19/11/2014 13:06

Oui c'est vrai merci ! Personnellement, j'ai bien aimé, ça se lit facilement mais c'est vrai que c'est poétique et ce n'est pas un coup de coeur mais je ne regrette pas de l'avoir lu.

Flou 15/11/2014 17:40

J'adore cette série de citations :)

Dune et Effie 19/11/2014 13:04

Merci beaucoup, ça me fait plaisir que tu aimes ! :)

Girl Gift Template by Ipietoon Blogger Template | Gift Idea - Hébergé par Overblog